Prurit du psoriasis et mastocytes

par | 16 Fév 2024

Les mastocytes tissulaires

Lors du congrès brésilien de rhumatologie SBR 2023, des chercheurs ont étudié la corrélation entre l’intensité du prurit et le nombre de mastocytes dans la maladie psoriasique.

https://www.reumatologia.org.br/downloads/Anais2023/SBR_1871.pdf

L’objectif des chercheurs était de corréler l’intensité du symptôme du prurit avec la quantité de mastocytes dans le derme de patients atteints de maladie psoriasique.

Biopsies

Les chercheurs ont réalisé les biopsies des zones avec prurit de 61 patients atteints de psoriasis. Ils ont classifié trois groupes selon l’intensité du prurit.

Ils ont quantifié le nombre de mastocytes bleutés de toluidine en tranches longitudinales, comptées dans 10 champs microscopiques aléatoires différents avec un objectif 40x.

Résultats

Sur les 61 patients, 22 (36,07 %) ont déclaré que les démangeaisons étaient graves; 23 (37,7 %) modérées et 16 (26,23 %) légères ou absentes. Les chercheurs ont trouvé une
corrélation positive entre le nombre de mastocytes et l’intensité des démangeaisons.

Conclusion

Le nombre significativement plus élevé de mastocytes suggère la participation de ces cellules dans le mécanisme complexe du prurit dans le psoriasis.

Les molécules chimiotactiques produites par les cellules immunitaires peuvent recruter des mastocytes pour enflammer la peau.

Il n’y avait pas de corrélation entre la présence ou l’intensité d’un prurit présentant des caractéristiques cliniques et/ou une épaisseur épidermique accrue.

Aussi, en conclusion on peut suggérer aux chercheurs de mesurer le taux d’histamine localement. En effet, trois publications internationales ont montré depuis 2011 la présence d’histamine localement au niveau de la dermatite séborrhéique. L’histamine est libérée par les mastocytes tissulaires lors d’une réaction immunologique.

https://www.researchgate.net/publication/312914233_Nicotine_and_immunology

Bernard Jean Louis SUDAN

Bernard Jean Louis SUDAN a été responsable d’un laboratoire de toxicologie et de pharmacologie à Bâle, en Suisse, pendant plus de trois décennies et a mené conjointement ses recherches privées sur sa propre dermatite séborrhéique familiale. Il a publié en 1978 l’étiologie possible de la dermatite séborrhéique, une allergie à l’haptène nicotine du tabac et des cigarettes électroniques confirmée maintenant. Récemment, il a publié l’efficacité d’une pommade au chlorure de magnésium à 10 % pour les dermatites séborrhéiques/atopiques !

https://www.researchgate.net/profile/Bernard-Sudan

https://www.dermiteseborrheique.net
https://www.bernardsudan.net/

https://www.youtube.com/channel/UCeQB3vdsKeZU-E0zORZr0vQ?view_as=subscriber

AIMSIB: Dermatite Séborrhéique Origine et traitement

AIMSIB: Le magnésium des sels de la mer morte en dermatologie