L’artésunate d’Artemisia annua dans le traitement du glioblastome 

par | 2 Fév 2024

Un dérivé de l’artémisinine

On utilise l’artésunate, un dérivé de l’ingrédient actif artémisinine d’Artemisia annua L. depuis des siècles dans la médecine traditionnelle chinoise. Aussi on l’utilise comme médicament de première ligne dans le traitement du paludisme.

Comme il est cytotoxique pour les cellules cancéreuses, des essais sont en cours pour inclure ce médicament comme supplément dans le traitement du cancer.

Dans les cellules de glioblastome, on sait que l’artésunate induit un stress oxydatif, des dommages à la base de l’ADN et des ruptures à double brin, une apoptose et une nécroptose. Il inhibe également les fonctions de réparation de l’ADN et porte l’activité sénolytique. Ainsi on utilise l’artésunate dans le traitement adjuvant de divers cancers.

Les essais thérapeutiques

Dans une récente étude, des chercheurs ont étudié l’activité de l’artésunate chez les patients atteints de gliome en mettant l’accent sur les effets secondaires possibles.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0944711323006323?via%3Dihub

Activité de l’artésunate

Les chercheurs proposent un schéma montrant l’activité complémentaire de l’artésunate.

Des résultats encourageants

L’artésunate administré à une dose de 2 x 100 mg/jour était sans effets secondaires nocifs, même s’il était combiné avec des agents alkylants utilisés dans la thérapie du gliome.

Ainsi, cette molécule phytochimique, qui est également utilisée comme complément alimentaire, est un agent de soutien intéressant et bien toléré utile pour le traitement d’entretien à long terme.

Étant lui-même cytotoxique sur les cellules de glioblastome et améliorant la cytotoxicité du témozolomide aussi bien qu’en vue de son activité sénolytique, l’artésunate a clairement un potentiel pour augmenter l’efficacité de la thérapie ciblée du cancer du cerveau.

Bernard Jean Louis SUDAN

Bernard Jean Louis SUDAN a été responsable d’un laboratoire de toxicologie et de pharmacologie à Bâle, en Suisse, pendant plus de trois décennies et a mené conjointement ses recherches privées sur sa propre dermatite séborrhéique familiale. Il a publié en 1978 l’étiologie possible de la dermatite séborrhéique, une allergie à l’haptène nicotine du tabac et des cigarettes électroniques confirmée maintenant. Récemment, il a publié l’efficacité d’une pommade au chlorure de magnésium à 10 % pour les dermatites séborrhéiques/atopiques !

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