Influence positive de solutions d’Artemisia annua chez le mouton

par | 28 Jan 2026

Des extraits aqueux d’Artemisia annua

Une récente étude chinoise montre une influence positive sur la croissance, les paramètres biochimiques sanguins et les indices intestinaux chez le mouton après ingestion de solutions aqueuses d’Artemisia annua :

https://www.mdpi.com/2076-2615/16/2/340?utm_source=researchgate.net&utm_medium=article

L’objectif des chercheurs

L’expérience des chercheurs visait à explorer les effets de l’extrait aqueux d’Artemisia annua L. (EAAA) sur la croissance, les paramètres sanguins et les affections intestinales chez le mouton. L’objectif a été donc d’évaluer le potentiel d’EAAA en tant que promoteur de croissance naturel.

Ils ont mené leur recherche en utilisant un design complètement randomisé. De plus, ils ont réparti les moutons Dorper Han âgés de trente-deux/trois mois au hasard en 4 groupes (n = 8).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dorper et https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouton_han_%C3%A0_queue_courte

Ils ont nourri le groupe témoin uniquement avec la diète de base et les autres groupes avec la diète de base complétée respectivement par 500, 1000 et 1500 mg/kg d’EAAA.

La période d’adaptation a duré 15 jours, suivie d’une période expérimentale de 60 jours.

Des résultats positifs

Il en résulte que la supplémentation alimentaire en EAAA a réduit de manière significative la consommation quotidienne moyenne d’aliments.

De plus, les chercheurs ont noté une amélioration significative pour le rapport aliment/gain de poids des moutons. ainsi que pour la digestibilité apparente des protéines brutes et du phosphore.

Ils ont également remarqué une optimisation des indices biochimiques sanguins. En effet, l’augmentation des concentrations de protéines totales, d’albumine, de cholestérol des lipoprotéines de haute densité et de glucose sont significatives. De plus, ils ont observé une diminution significative du niveau d’azote uréique sanguin.

De plus, l’EAAA a considérablement amélioré la morphologie intestinale en réduisant la profondeur de crypte du duodénum, du jéjunum et de l’iléon.

Finalement, ils ont noté une augmentation de la hauteur des villosités du jéjunum et une élévation du rapport villosité/crypte à travers les segments intestinaux.

L’EAAA a également considérablement amélioré l’activité des enzymes digestives intestinales. Ainsi, l’amélioration concerne la α-amylase et la trypsine dans le duodénum. Ensuite celle-ci concerne la lipase et la chymotrypsine dans le jéjunum ainsi que la α-amylase et la chymotrypsine dans l’iléon. Les groupes EAAA à 500 mg/kg et 1000 mg/kg ont eu une meilleure activité.

De plus, la supplémentation en EAAA a considérablement augmenté le nombre de bactéries bénéfiques (Bifidobacteria et Lactobacilli). ils ont noté aussi une diminution du nombre de bactéries nocives (Escherichia coli) dans les échantillons fécaux.

Notamment, la plupart de ces effets bénéfiques dépendaient du dosage, avec une performance optimale globale observée dans le groupe EAAA à 1000 mg/kg.

Conclusion positive

En conclusion, l’ajout de 1000 mg/kg d’EAAA dans le régime alimentaire des moutons a eu des effets positifs significatifs sur l’efficacité alimentaire, la digestibilité des nutriments et l’état de santé intestinale des moutons.

Après les moutons, les humains !

Cette recherche chinoise nous montre le retard de la recherche occidentale. En effet, l’académie de médecine française déconseillait l’ingestion de tisane d’Artemisia annua pendant la crise COVID-19 !

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/mise-en-garde-de-lacademie-de-medecine-contre-lartemisia

On remarquera que les moutons ont ingéré des concentrations de 1000 mg/kg ! Les français « considérés comme des moutons » ne devraient donc pas avoir de problèmes… De plus, les chinois boivent régulièrement des tisanes d’Artemisia annua depuis plus de 2000 ans ! On peut donc conseiller aux membres de l’académie de médecine française d’apprendre le chinois !

Bernard Jean Louis SUDAN

Bernard Jean Louis SUDAN a été responsable d’un laboratoire de toxicologie et de pharmacologie à Bâle, en Suisse, pendant plus de trois décennies et a mené conjointement ses recherches privées sur sa propre dermatite séborrhéique familiale. Il a publié en 1978 l’étiologie possible de la dermatite séborrhéique, une allergie à l’haptène nicotine du tabac et des cigarettes électroniques confirmée maintenant. Récemment, il a publié l’efficacité d’une pommade au chlorure de magnésium à 10 % pour les dermatites séborrhéiques/atopiques !

https://www.researchgate.net/profile/Bernard-Sudan

https://www.dermiteseborrheique.net
https://www.bernardsudan.net/

https://www.youtube.com/channel/UCeQB3vdsKeZU-E0zORZr0vQ?view_as=subscriber

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