Association entre antihistaminiques et torsades de pointes
Une étude de 2020 analyse le lien entre antihistaminiques H1 et irrégularités cardiaques. Ainsi, les chercheurs ont mesuré l’association de divers antihistaminiques H1 avec les torsades de pointes. Ils ont présenté un aperçu complet des cas de torsades de pointes induits par les antihistaminiques H1 rapportés au système « Food and Drug Administration Adverse Event Reporting System » (FAERS).
https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/14740338.2021.1846717

Les torsades de pointes
On peut retrouver une définition des torsades de pointes dans le manuel MSD. Cette définition concerne aussi bien le grand public que les professionnels de santé:

Plusieurs antihistaminiques H1 concernés
Les chercheurs ont extrait tous les cas de torsades de pointes induits par les antihistaminiques au nombre de 406 avec la base de données FAERS de 1990 à 2019.
Ainsi ils ont identifié un total de 12 signaux : astémizole, cétirizine, chlorphéniramine, clémastine, desloratadine, diphenhydramine, hydroxyzine, loratadine, meclizine, prométhazine, terfénadine et triméprazine. Parmi ceux-ci ils ont aussi identifié six nouveaux signaux : cétirizine, chlorphéniramine, clémastine, desloratadine, loratadine et méclizine. Aussi le nombre de facteurs de risque (p = 0,031) et de médicaments concomitants prolongeant l’intervalle QT (p = <0,001) était significativement plus faible chez les nouveaux signaux que chez les anciens. De plus, les nouveaux signaux étaient fortement associés à l’allongement du QT, aux réactions cardiaques et aux anomalies des électrolytes par rapport aux anciens signaux.
L’exemple de la terfénadine
J’ai déjà raconté en mars 2020 l’histoire de la molécule anti-allergique terfénadine commercialisée en France sous le nom de Teldane. Le système de pharmacovigilance n’a retiré cette molécule du marché pharmaceutique qu’en 1997. La terfénadine provoquait des torsades de pointes, une irrégularité cardiaque. La France avait maintenu sa commercialisation pendant 15 années !
Bernard Jean Louis SUDAN a été responsable d’un laboratoire de toxicologie et de pharmacologie à Bâle, en Suisse, pendant plus de trois décennies et a mené conjointement ses recherches privées sur sa propre dermatite séborrhéique familiale. Il a publié en 1978 l’étiologie possible de la dermatite séborrhéique, une allergie à l’haptène nicotine du tabac et des cigarettes électroniques confirmée maintenant. Récemment, il a publié l’efficacité d’une pommade au chlorure de magnésium à 10 % pour les dermatites séborrhéiques/atopiques !
https://www.researchgate.net/profile/Bernard-Sudan
https://www.dermiteseborrheique.net
https://www.bernardsudan.net/
https://www.youtube.com/channel/UCeQB3vdsKeZU-E0zORZr0vQ?view_as=subscriber
AIMSIB: Dermatite Séborrhéique Origine et traitement
AIMSIB: Le magnésium des sels de la mer morte en dermatologie


